## Pourquoi c'est important

Presque toutes les files de triage comptent quelques chercheurs qui soumettent souvent et visent juste rarement. Vous finissez par savoir qui ils sont, mais seulement après avoir lu leur cinquième rapport. Le marqueur **Signal faible** porte cette connaissance directement sur la ligne : les rapports des chercheurs dont les soumissions à *votre* programme sont le plus souvent rejetées sont étiquetés avant même que vous les ouvriez.

C'est une indication destinée à la personne qui décide par quoi commencer. Rien d'autre ne change.

## Comment il est calculé

Un chercheur est en signal faible dans votre programme lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :

| Condition | Seuil |
|-----------|-------|
| Rapports soumis **à ce programme** | Au moins 5 |
| Part de ces rapports acceptés | Inférieure à 75 % |

En dessous de cinq rapports, personne n'est jamais marqué — l'absence de preuve n'est pas une preuve, et un chercheur qui débute n'est pas un spammeur.

Un rapport compte comme accepté sauf s'il a été **rejeté** ou clos comme **informatif** — à une exception près : une [prime](/docs/bounties-and-payouts) fixée selon la sévérité le fait toujours compter, quel que soit son statut. Un bonus discrétionnaire, non.

Le taux ne compte jamais que les rapports de **votre** programme. L'historique d'un chercheur dans le programme d'une autre entreprise n'atteint jamais votre file, et le vôtre n'atteint jamais la sienne.

Il ne compte par ailleurs que les rapports que **vous** pouvez ouvrir. Les rapports restreints sur lesquels vous n'avez aucune attribution restent en dehors du calcul : le marqueur ne peut donc jamais laisser deviner l'existence ni l'issue d'un rapport que vous n'êtes pas autorisé à lire. Deux collègues qui regardent la même ligne peuvent ainsi voir des taux différents — ou un marqueur chez l'un et aucun chez l'autre.

## Pourquoi pas le karma

Le [karma](/docs/metrics-and-exports) additionne le volume de rapports, les primes et les bonus de sévérité, sans jamais diviser par les rapports rejetés. Il mesure la productivité, pas la justesse — dans les données réelles, le chercheur au karma le plus élevé du système voyait 60 % de ses rapports acceptés, alors que plusieurs chercheurs encore au karma par défaut se situaient de 91 à 100 %.

Les deux répondent donc à des questions différentes. Le karma dit combien un chercheur a contribué ; le taux d'acceptation dit à quelle fréquence il voit juste. Pour la même raison, la [carte de rapport Slack](/docs/slack-report-threads) affiche désormais le taux d'acceptation sur sa ligne de confiance, à la place du niveau de karma.

## Où il apparaît

- Les listes de rapports dans [VDP > Rapports](/csirt/reports), à côté du chercheur sur chaque ligne
- La ligne de confiance de la carte de rapport Slack

## Ce qu'il ne fait pas

Il ne modifie pas le SLA, ne réordonne pas la file, ne rejette rien et n'impose aucune restriction au chercheur — pour les limitations qui bloquent réellement les soumissions, consultez [Limites de soumission et blocages anti-spam](/docs/submission-limits-and-spam-blocks).

> [!IMPORTANT]
> Le marqueur est **réservé à l'équipe**. Il n'apparaît jamais dans le [portail chercheur](/docs/the-researcher-portal), dans un e-mail adressé au chercheur, ni nulle part ailleurs où celui-ci pourrait le voir. Personne n'est informé qu'il a été étiqueté en signal faible.

## Et ensuite ?

- [Triage des rapports](/docs/triaging-reports) — traiter la file que le marqueur vous aide à ordonner
- [Métriques et exports](/docs/metrics-and-exports) — les niveaux de karma, et ce qu'ils mesurent vraiment
- [Fils de rapport dans Slack](/docs/slack-report-threads) — la carte qui porte le même signal dans Slack