Comment recruter un infirmier diplômé d'État en 2026 : le guide complet
Comment recruter un infirmier diplômé d'État en 2026 : vérifier l'inscription à l'Ordre et le RPPS, confirmer l'AFGSU, évaluer l'adéquation à la spécialité, mener des entretiens par scénarios et agir vite sur un marché en tension.
Ernest Bursa
Pour recruter un infirmier diplômé d’État, vérifiez avant toute chose son inscription au tableau de l’Ordre National des Infirmiers (ONI) et son numéro RPPS, confirmez l’AFGSU niveau 2 ainsi que toute formation de spécialité exigée par le service, évaluez l’expérience dans la spécialité et, pour un diplôme obtenu hors de France, son mode de reconnaissance, menez des entretiens cliniques par scénarios notés à l’aide d’une grille, et agissez vite sur l’offre. Infirmier est l’un des métiers les plus difficiles à pourvoir en France en ce moment : un processus lent ou flou vous fait perdre le candidat au profit d’un concurrent plus rapide ou d’une mission d’intérim infirmier.
Ce guide couvre l’ensemble du processus : le marché 2026, le coût d’un infirmier, les diplômes et inscriptions à vérifier, comment rédiger une offre qui filtre correctement, où trouver les infirmiers qui ne postulent pas, les questions d’entretien qui prédisent le jugement clinique, les erreurs qui vous coûtent des recrutements, et l’intégration qui vous permet de garder l’infirmier que vous avez eu tant de mal à trouver.
Comment recruter un infirmier diplômé d’État, étape par étape
Le moyen le plus rapide de rater un recrutement infirmier est de le traiter comme un poste générique. Le recrutement dans la santé est conditionné par les diplômes et juridiquement sérieux : l’ordre des opérations compte.
- Définissez le poste avec précision. Service, spécialité, type de patients, organisation des horaires, et diplômes requis versus souhaités. Un poste « médecine-chirurgie de nuit, postes de 12 heures, AFGSU 2 à jour » attire un candidat différent de « consultation externe, de jour ».
- Vérifiez l’inscription à l’Ordre en premier. Confirmez l’inscription active au tableau de l’Ordre National des Infirmiers (ONI) et le numéro RPPS avant d’investir du temps en entretiens.
- Confirmez les formations exigées par le service. L’AFGSU niveau 2 pour tout le monde ; les formations de spécialité selon l’affectation.
- Évaluez l’expérience dans la spécialité et, le cas échéant, la reconnaissance du diplôme. Deux ans en soins aigus ne valent pas deux ans en consultation. Un diplôme UE/EEE bénéficie d’une reconnaissance automatique ; un diplôme hors UE passe par une autorisation d’exercice de l’ARS, ce qui allonge les délais.
- Menez des entretiens structurés, fondés sur des scénarios. Notez le jugement clinique, la priorisation, l’escalade et la défense du patient à l’aide d’une grille commune, pas au ressenti.
- Agissez vite sur l’offre. Les bons infirmiers ont plusieurs offres en main. Ce sont des jours, pas des semaines, qui décident de qui accepte.
- Intégrez avec un tutorat ou un parcours de compagnonnage. Recruter sans soutien à la rétention ne fait que reboucher le même trou douze mois plus tard.
À quoi ressemble le marché du recrutement infirmier en 2026 ?
Infirmier est l’un des métiers les plus en tension en France, et la pénurie qui le sous-tend est structurelle, pas un soubresaut passager. France Travail le classe régulièrement parmi les métiers en tension dans son enquête Besoins en Main-d’Œuvre (BMO), et la DARES le suit parmi les métiers où les difficultés de recrutement sont les plus fortes.
La démographie raconte la même histoire. La DREES dénombrait environ 600 000 infirmiers en France en 2021 et en projette près de 821 000 d’ici 2050 — mais la demande de soins croît plus vite que les effectifs. Au rythme actuel, la DREES anticipe un déficit de l’ordre de 80 000 infirmiers à l’horizon 2050 par rapport aux besoins. La demande est portée par le vieillissement de la population, le vieillissement de la profession elle-même, l’élargissement de l’accès aux soins et les départs liés à l’épuisement professionnel.
Il n’existe pas en France d’indicateur public unique de « délai pour pourvoir un poste » équivalent aux baromètres américains : vérifiez la tension réelle sur votre bassin d’emploi via les données de France Travail. À retenir : vous recrutez sur un marché favorable aux candidats, pour un diplôme qui prend trois ans à obtenir. La demande ne reculera pas de sitôt — planifiez en partant de la rareté, pas de l’abondance.
Combien coûte le recrutement d’un infirmier diplômé d’État ?
En France, la rémunération d’un infirmier est nettement plus encadrée qu’aux États-Unis, et largement régulée dans le secteur public. Le salaire net moyen d’un infirmier hospitalier (fonction publique hospitalière) tourne autour de 2 531 € par mois (DREES). Dans les hôpitaux publics, la rémunération suit une grille indiciaire statutaire : de l’ordre de 1 944 € brut par mois en début de carrière (grade 1, premier échelon) à environ 3 578 € brut en fin de carrière (grade 2), avant primes.
Raisonnez en ancrage mensuel, net ou brut, avec une forte variation selon la région, le statut (public, privé, libéral) et l’ancienneté — et non en fourchette de percentiles annuels à l’américaine. Les majorations pour les nuits, les dimanches et les jours fériés, ainsi que les primes de spécialité, modifient le net réel.
Le Ségur de la santé a par ailleurs ajouté un complément de traitement indiciaire d’environ 183 € net par mois pour les soignants du secteur public, ainsi que des majorations renforcées le dimanche et les jours fériés : un élément réel de la rémunération globale à nommer quand vous parlez salaire, sans équivalent américain.
Contexte local
Dans la fonction publique hospitalière, le salaire de base d’un infirmier n’est pas négocié candidat par candidat : il est fixé par une grille indiciaire statutaire. Vous ne pouvez donc pas « surenchérir » sur le salaire de base comme sur un marché libre. La concurrence se joue sur les primes, le service et l’affectation, l’organisation des horaires et la rapidité de la décision — pas sur l’enchère salariale. (Sources : grille indiciaire de la fonction publique hospitalière, Légifrance / fonction-publique.gouv.fr ; accords du Ségur de la santé, sante.gouv.fr.)
Et puis il y a le coût de ne pas recruter. Chaque poste non couvert oblige un cadre à compenser par des heures supplémentaires et le recours à l’intérim à tarif majoré, poussant le reste de l’équipe vers l’épuisement. Aucune source primaire française ne publie de coût de rotation par infirmier comparable aux chiffres américains, mais le mécanisme est le même : un poste vacant coûte cher en surcoûts et en usure des équipes. La transparence salariale aide aussi : des fourchettes de rémunération floues ou absentes ne filtrent rien et font perdre du temps de présélection.
Contexte local
La directive (UE) 2023/970 sur la transparence des rémunérations doit être transposée en droit français au plus tard le 7 juin 2026. Elle obligera les employeurs à communiquer les niveaux ou fourchettes de rémunération et interdira de demander à un candidat son historique de salaire — ce qui renforce directement le conseil « affichez la fourchette de rémunération ». Vérifiez l’état de la transposition française au moment où vous publiez votre offre. (Source : directive (UE) 2023/970 du 10 mai 2023.)
Quels diplômes et inscriptions vérifier pour un infirmier diplômé d’État ?
Vérifiez d’abord l’inscription au tableau de l’Ordre et le numéro RPPS, puis l’AFGSU niveau 2 et les formations exigées par le service. Le droit d’exercer est juridiquement conditionné et vérifiable, ce qui en fait le filtre de présélection le plus important du processus. Ne faites avancer aucun candidat sans l’avoir franchi.
Inscription à l’Ordre, RPPS et diplôme d’État
En France, il n’existe pas de licence d’État au sens américain, ni d’examen national de mise en exercice. Le droit d’exercer repose sur deux piliers :
- Le Diplôme d’État d’Infirmier (DEI). C’est lui qui confère le droit d’exercer. Il sanctionne une formation de trois ans (environ 4 200 heures : 2 100 heures de théorie et 2 100 heures de stage clinique) dispensée en Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI), encadrée par l’arrêté du 31 juillet 2009. Le diplôme confère le grade licence (décret n° 2010-1123 du 23 septembre 2010, à la suite de la réforme LMD). Il n’y a pas d’examen de mise en exercice distinct à la sortie : c’est le diplôme qui ouvre l’exercice.
- L’inscription au tableau de l’Ordre National des Infirmiers (ONI). Obligatoire pour exercer légalement depuis la loi du 21 décembre 2006 (Code de la santé publique). L’Ordre vérifie l’authenticité du diplôme, l’absence de sanction disciplinaire et l’aptitude à exercer. L’inscription déclenche l’attribution d’un numéro RPPS à 11 chiffres (géré par l’Agence du Numérique en Santé, qui a remplacé l’ancien numéro ADELI depuis 2021).
Vérifiez le DEI et l’inscription active à l’ONI (numéro RPPS) avant de faire une offre, jamais après. Une inscription radiée ou suspendue, ou des antécédents disciplinaires non vérifiés, sont des risques juridiques et pour la sécurité des patients.
Un diplôme unique, pas de filière à deux niveaux
Contrairement au système américain (diplôme d’associé versus licence en sciences infirmières), la France a une voie d’entrée unique : le DEI au grade licence. Il n’existe pas de filière à deux niveaux, ni de cadre de type « Magnet » ou de débat « exiger versus préférer le bachelor ». La vraie distinction de niveau se joue ailleurs : dans les diplômes de spécialité et la pratique avancée (voir ci-dessous). Vous n’avez donc pas à trancher un niveau de diplôme dans l’offre — le DEI est le socle commun.
AFGSU et formations de spécialité
Les certifications américaines BLS, ACLS et PALS de l’American Heart Association n’ont pas d’équivalent direct en France. La référence obligatoire et universelle est l’AFGSU niveau 2 (Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence), exigée de tous les professionnels de santé par le Code de la santé publique : 21 heures de formation, valable 4 ans, renouvelée par une session de recyclage de 7 heures (arrêté du 30 décembre 2014). Les services spécialisés ajoutent leurs propres formations, mais l’AFGSU 2 est le socle « avant d’entrer dans le service ». Quelle que soit votre règle, vérifiez sa validité avant l’intégration.
En France, la profondeur de spécialité passe par des diplômes d’État, et non par des certifications volontaires : infirmier anesthésiste (IADE), infirmier de bloc opératoire (IBODE), infirmier puériculteur (IPDE, pédiatrie), ou encore infirmier en pratique avancée (IPA), un rôle de grade master. Ce sont des diplômes formels au périmètre d’exercice protégé, pas des badges optionnels.
Reconnaissance des diplômes UE/EEE et hors UE
La France est un État unitaire avec un droit d’exercer national unique : il n’existe pas d’équivalent au « compact » inter-États américain. L’analogue transfrontalier, c’est la reconnaissance automatique au sein de l’UE/EEE au titre de la directive 2005/36/CE. L’infirmier responsable de soins généraux est une profession « sectorielle » : un diplôme obtenu dans un autre État de l’UE/EEE bénéficie d’une reconnaissance mutuelle automatique, facilitée par la carte professionnelle européenne. Ces infirmiers s’inscrivent ensuite à l’ONI.
Un diplôme obtenu hors UE/EEE, en revanche, passe par une procédure d’autorisation d’exercice auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS), ce qui ajoute des semaines, voire des mois. Intégrez ce facteur à votre calendrier et indiquez dans l’offre si vous acceptez un diplôme UE/EEE ou hors UE.
Comment rédiger une offre d’emploi d’infirmier diplômé d’État qui filtre correctement ?
Une bonne offre indique à un candidat en dix secondes si le poste convient à sa vie et à son exercice. Les infirmiers filtrent durement les offres : le flou vous fait perdre des candidats qualifiés et vous inonde de profils inadaptés.
Détaillez les missions principales : évaluation des patients et surveillance des constantes vitales, administration des médicaments, élaboration et exécution des plans de soins avec l’équipe soignante, pose de cathéters, saisie dans votre dossier patient informatisé (DPI ; éditeurs courants : Dedalus, Maincare, Softway Medical), éducation des patients, et escalade et transmission. Énumérez ensuite les détails sur lesquels les candidats filtrent réellement :
- Spécialité et service : médecine, chirurgie, réanimation/soins intensifs, urgences, maternité, bloc opératoire, oncologie ou psychiatrie, plus le type de patients.
- Horaires : journées, nuits ou roulement ; postes de 8 heures versus 12 heures ; attentes en matière de week-ends, jours fériés et astreintes.
- Inscription et formations : inscription active à l’ONI (numéro RPPS), AFGSU 2 à jour, formations de spécialité le cas échéant, et si vous acceptez un diplôme UE/EEE ou hors UE.
- Diplôme et spécialité : DEI requis, diplôme de spécialité (IADE, IBODE, IPDE) ou pratique avancée (IPA) le cas échéant.
- Expérience : ouvert aux jeunes diplômés versus « 2 ans et plus en soins aigus », et ratios infirmier-patients s’ils sont compétitifs.
- Rémunération et avantages : la fourchette de salaire, les majorations, les primes et les avantages.
Pour une structure de départ, notre guide sur la rédaction des offres d’emploi couvre les fondamentaux qui se transposent de n’importe quel poste à un poste clinique.
Où trouver des infirmiers diplômés d’État à recruter ?
La plupart des infirmiers que vous visez ne lisent pas les sites d’emploi. La plupart d’entre eux ne sont pas en recherche active — souvent 70 % à 80 % sont passifs et ne verront jamais une offre entrante. Traiter le recrutement infirmier comme un pur problème de publication d’annonce est l’erreur stratégique la plus courante.
Constituez plutôt un portefeuille de sources :
- L’approche directe des candidats passifs. Un message court, précis et respectueux sur un service et un horaire vaut mieux qu’un envoi générique de masse. C’est là que se pourvoient la plupart des postes de spécialité.
- Les filières des IFSI. Nouez des relations avec les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) locaux pour les promotions de jeunes diplômés, associées à un parcours de compagnonnage (voir plus bas).
- La cooptation par les salariés. Les infirmiers connaissent des infirmiers, et les personnes recrutées par cooptation ont tendance à rester plus longtemps. Rendez le parcours simple et visible.
- Les canaux et communautés de spécialité. Les infirmiers de réanimation, des urgences, du bloc opératoire et de la maternité se regroupent dans des associations de spécialité et des groupes en ligne. Rejoignez-les là où ils sont.
- Le réengagement d’anciens candidats. Un bon candidat passé à côté il y a six mois est souvent parfait pour le poste suivant.
Quelles questions d’entretien prédisent un bon recrutement d’infirmier diplômé d’État ?
Les questions d’entretien qui prédisent la performance d’un infirmier sont comportementales et fondées sur des scénarios, notées avec la méthode STAR (Situation, Tâche, Action, Résultat). Les connaissances cliniques sont nécessaires mais pas suffisantes ; ce qui distingue un bon recrutement, c’est le jugement sous pression, la priorisation, l’instinct d’escalade, l’esprit d’équipe et la défense du patient. Les mots-clés d’un CV ne vous en montrent rien.
Utilisez ces questions par scénarios à fort signal et écoutez si les réponses sont structurées et précises :
- Jugement clinique et triage : « Vous avez quatre patients et deux nécessitent une attention urgente en même temps. Expliquez-moi comment vous triez. » Teste la priorisation et la délégation.
- Patient qui se dégrade : « Les constantes d’un patient en post-opératoire commencent à évoluer vers un sepsis. Quels sont vos premiers gestes ? » Teste la reconnaissance, l’escalade et la transmission SBAR.
- Conflit et défense du patient : « Racontez-moi une fois où vous avez été en désaccord avec la prescription d’un médecin. Qu’avez-vous fait ? » Teste la sécurité du patient et la communication vers le haut de la hiérarchie.
- Erreur et incident évité de justesse : « Décrivez une erreur médicamenteuse ou un incident évité de justesse et ce que vous en avez appris. » Teste l’honnêteté et l’adéquation à une culture juste.
- Patient ou famille difficile : teste la désescalade et l’empathie.
- Compétence de spécialité : titration de perfusion pour la réanimation, niveaux de triage ESI pour les urgences, monitorage fœtal pour la maternité.
Guettez les signaux d’alerte : rejeter la faute sur les patients ou les collègues, absence d’instinct d’escalade, récits vagues sans actions concrètes, et incapacité à nommer une pratique de sécurité précise.
Le geste décisif est de noter ces réponses de manière cohérente d’un évaluateur à l’autre. Les entretiens non structurés font à peine mieux que le hasard ; c’est une grille commune qui rend le signal exploitable. Notre analyse approfondie sur les grilles d’entretien structuré explique pourquoi la structure l’emporte sur l’intuition et comment une simple grille par compétence augmente votre taux de réussite.
Quelles sont les erreurs de recrutement infirmier les plus courantes ?
Les erreurs de recrutement les plus coûteuses sont d’agir trop lentement, de sauter la vérification des diplômes et d’ignorer la rétention au moment du recrutement. Chacune est évitable.
- Agir trop lentement. Sur un marché en tension et favorable aux candidats, les employeurs lents perdent des infirmiers au profit de concurrents plus rapides et des missions d’intérim. La rapidité de communication et de décision est le plus grand facteur de différenciation.
- Le traiter comme un problème de publication d’annonce. Avec 70 % à 80 % d’infirmiers passifs, les sites d’emploi entrants à eux seuls ne pourvoiront pas les postes de spécialité.
- Bâcler la vérification des diplômes. Une inscription à l’Ordre non vérifiée, une AFGSU 2 périmée, ou des antécédents disciplinaires non vérifiés sont des risques juridiques et pour la sécurité des patients. Vérifiez avant l’offre.
- Des offres d’emploi floues. Omettre le service, les horaires, les ratios et la fourchette de salaire attire des candidats inadaptés et fait perdre du temps de présélection.
- Ignorer la rétention à l’embauche. Selon la DREES, les abandons en cours de formation ont fortement augmenté : environ 10 % des étudiants infirmiers abandonnent dès la première année en 2021, contre 3 % dix ans plus tôt. Le vivier d’entrée est donc plus fragile qu’il n’y paraît : recruter sans tutorat ni parcours d’intégration structuré ne fait que reboucher le même trou.
- Trop s’appuyer sur l’intérim infirmier comme solution permanente. C’est coûteux et cela érode la cohésion de l’équipe permanente.
- Une mauvaise expérience candidat. Le ghosting et les relances tardives font chuter les taux d’acceptation sur un marché où les infirmiers détiennent plusieurs offres à la fois.
Ce dernier point mérite qu’on s’y attarde. Les candidats qui se taisent l’ont généralement fait parce que vous vous êtes tu en premier. Nous traitons la solution dans ghosting des employeurs et SLA de communication candidat : fixez une norme de délai de réponse et tenez-y chaque étape. L’autre moitié du problème de rapidité, c’est la lourdeur du processus, que nous décortiquons dans trop de tours d’entretien font perdre vos meilleurs candidats.
Comment intégrer et fidéliser les infirmiers diplômés d’État ?
Le recrutement n’est que la moitié du problème ; la rétention en est l’autre moitié, et elle commence dès le premier jour. Les principaux leviers de rétention sont une intégration structurée, le tutorat, des ratios réalistes, la souplesse des plannings, la reconnaissance et le soutien managérial. Les problèmes de culture, comme le harcèlement et le sentiment d’être sous-estimé, sont la première cause de départ.
L’intervention la plus efficace pour les jeunes diplômés est un parcours d’intégration structuré : tutorat, compagnonnage et accompagnement par un infirmier référent pendant les premiers mois. La France n’a pas d’institution formelle de « résidence infirmière » à l’américaine ni de chiffre d’économies validé, mais le principe est universel : un nouveau diplômé accompagné reste.
La spécialité compte ici aussi. Certains services connaissent une rotation plus forte que la moyenne — il est prudent de prévoir un effort de recrutement et de rétention supplémentaire pour ces équipes plutôt que de les traiter comme des services ordinaires, sous peine de vacance chronique.
Pour un recrutement clinique apparenté avec ses propres subtilités, voyez notre guide sur comment recruter un infirmier praticien.
Questions fréquentes sur le recrutement d’un infirmier diplômé d’État
Des réponses courtes aux questions que les employeurs posent le plus souvent au moment de recruter un infirmier.
Combien de temps faut-il pour recruter un infirmier diplômé d’État ? Il n’existe pas en France d’indicateur public unique de délai de recrutement infirmier. Comptez néanmoins de plusieurs semaines à plusieurs mois pour un poste expérimenté, davantage pour une spécialité (réanimation, urgences, bloc, maternité) ou si le diplôme doit être reconnu (hors UE/EEE). La rapidité de communication reste le principal facteur qui détermine si votre offre l’emporte sur celle d’un concurrent.
Combien coûte le recrutement d’un infirmier diplômé d’État ? Le salaire net moyen d’un infirmier hospitalier tourne autour de 2 531 € par mois (DREES). Dans le public, la rémunération suit une grille indiciaire statutaire (de l’ordre de 1 944 € brut en début de carrière à environ 3 578 € brut en fin de carrière, grade 2, avant primes), à laquelle s’ajoute le complément de traitement indiciaire du Ségur (environ 183 € net). La rémunération varie fortement selon la région et le statut (public, privé, libéral).
Faut-il un diplôme spécifique pour recruter un infirmier diplômé d’État ? Le seul diplôme requis est le Diplôme d’État d’Infirmier (DEI), au grade licence : il n’existe pas en France de filière à deux niveaux de type associé/bachelor. La profondeur supplémentaire passe par des diplômes de spécialité (IADE, IBODE, IPDE) ou la pratique avancée (IPA). Vérifiez surtout l’inscription active à l’Ordre et le numéro RPPS.
Comment vérifier le droit d’exercer d’un infirmier ? Vérifiez son inscription active au tableau de l’Ordre National des Infirmiers et son numéro RPPS à 11 chiffres, ainsi que la détention du Diplôme d’État d’Infirmier, avant de faire une offre. Il n’y a pas d’examen national de mise en exercice comme le NCLEX américain : c’est le diplôme plus l’inscription à l’Ordre qui ouvrent l’exercice. Ne faites jamais avancer un candidat dont l’inscription est radiée, suspendue ou non vérifiée.
Quelles formations un infirmier doit-il posséder ? L’AFGSU niveau 2 est obligatoire pour tous les professionnels de santé (21 heures, valable 4 ans). Les services spécialisés ajoutent leurs formations, et la profondeur de spécialité passe par des diplômes d’État (IADE pour l’anesthésie, IBODE pour le bloc, IPDE pour la pédiatrie). Vérifiez la validité de l’AFGSU 2 avant l’intégration.
Comment fonctionne la reconnaissance des diplômes d’infirmier étrangers ? Un diplôme obtenu dans l’UE/EEE bénéficie d’une reconnaissance automatique au titre de la directive 2005/36/CE (l’infirmier responsable de soins généraux est une profession sectorielle) ; ces infirmiers s’inscrivent ensuite à l’ONI. Un diplôme hors UE/EEE passe par une autorisation d’exercice délivrée par l’ARS, ce qui allonge le délai d’intégration. Précisez dans l’offre quels diplômes vous acceptez.
Recruter des infirmiers diplômés d’État avec Kit
Tout ce qui précède mène à une seule conclusion : les gagnants du recrutement infirmier filtrent impitoyablement sur les diplômes, puis agissent vite, parce que le délai de recrutement de plusieurs mois est ce qui fait fuir les candidats infirmiers vers des concurrents plus rapides. Kit est un système de suivi des candidatures (ATS) nativement IA, conçu pour ce type de rapidité.
Voici comment les pièces s’emboîtent dans une filière infirmière :
- Les modèles de poste vous offrent une filière préconfigurée pour éviter de reconstruire les étapes à chaque poste. Vous pouvez faire de la vérification de l’inscription à l’Ordre et des formations une étape explicite et précoce, afin qu’aucun candidat n’avance sans inscription active confirmée.
- La revue d’équipe et le vote avec grilles partagées transforment les entretiens par scénarios en un signal cohérent et comparable entre le cadre de santé, l’infirmier référent et les RH, au lieu de trois personnes se souvenant de trois conversations différentes.
- L’accès candidat par lien magique et les modèles d’e-mail maintiennent une communication rapide et fluide. Les infirmiers reçoivent un lien sans mot de passe pour suivre leur candidature, et des messages standardisés et opportuns vous évitent de faire le ghosting de candidats détenant d’autres offres.
- La planification des entretiens intégrée à la filière comprime les allers-retours qui étirent un processus de plusieurs semaines en plusieurs mois.
- L’intégration MCP permet à votre assistant IA de gérer directement la filière, en faisant avancer les candidats et en rédigeant les messages, pour que le poste ne reste pas en attente que quelqu’un s’en occupe.
Kit est tarifé /siège, ce qui le rend abordable que vous soyez une clinique isolée faisant son premier recrutement infirmier ou un établissement de santé gérant de nombreux postes.
Vous vérifierez toujours l’inscription à l’Ordre et le RPPS, rédigerez l’offre précise et mènerez les entretiens par scénarios. Le rôle de Kit est d’empêcher ce travail de caler.
Quand l’infirmier que vous voulez a une autre offre en main, c’est le processus qui communique le plus vite et décide le plus proprement qui remporte le recrutement.
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